
Un instant volé au milieu du tumulte. Adossés au pied d’une colonne décrépie, deux enfants étudient sagement leur leçon coranique. Stylo en main, à l’abri des regards, le duo n’aurait pu trouver meilleure cachette que l’antre de l’Étoile rouge. Croisement central de la capitale économique béninoise, Cotonou, l’immense ouvrage de béton témoigne du passé révolutionnaire de ce pays d’Afrique de l’Ouest. Vu du ciel, le rond-point à cinq branches d’inspiration socialiste est surmonté de Jacob, un Béninois modèle – fagot de bois dans la main gauche et kalachnikov au dos – brandissant une faucille.
Édifié en 1975, trois ans après l’arrivée au pouvoir du commandant Mathieu Kérékou, ce monument fut le premier d’une série à la gloire du marxisme-léninisme. Abandonnée en 1989 avec l’organisation d’une conférence nationale, cette idéologie semble aujourd’hui tombée dans l’oubli. À Cotonou, qui concentre ces quelques vestiges, le contraste avec le libéralisme assumé des années Patrice Talon est saisissant. Aux quatre coins du pays, les marchés traditionnels ont laissé place à des halles modernes, et le style épuré de la nouvelle cité ministérielle tranche avec l’urbanisation alentour.
« Aussi paradoxal que cela puisse paraître, le putsch de 1972 [de Kérékou] a conféré une forme de stabilité au pays », souligne Victor Topanou, professeur de sciences politiques à l’université d’Abomey-Calavi et ancien ministre de la Justice (2008-2011). Au lendemain de son indépendance, en 1960, la jeune République du Dahomey a en effet connu une instabilité chronique. À l’origine des troubles : le régime de notables sur lequel s’appuyaient les autorités coloniales françaises, dont la plupart des membres provenaient de la région méridionale. De 1963 à 1972, les dissensions sur fond de régionalisme ont motivé pas moins de six coups d’État1. Une situation qui valut à la République du Dahomey le surnom « d’enfant malade2 » de l’ancienne Afrique-Occidentale française (AOF).
Un « discours-programme » anti-impérialiste
Dès sa prise de pouvoir, Mathieu Kérékou, formé au sein de l’école d’officiers de marine de Fréjus, en France, s’est empressé d’embastiller trois de ses prédécesseurs, alors réunis en triumvirat à la tête de l’État. « Le Dahomey est trop petit pour avoir trois présidents3 », s’était-il justifié, rieur, au micro d’un journaliste français. Très vite, un « discours-programme » résolument anti-impérialiste annonce le changement de paradigme à venir. « Enfant, j’en connaissais des passages par cœur », se souvient Victor Topanou. Diffusé avant chacun des journaux radiophoniques de 13 heures et de 20 heures, ce texte rappelant les objectifs ruraux, industriels, financiers et éducationnels de la révolution a infusé le quotidien des Béninois.
En 1974, le marxisme-léninisme devient doctrine d’État. Un système de parti unique est institué. Le nom du pays, qui faisait jusque-là référence au royaume méridional de Danxomè, est modifié : on parle désormais du Bénin – tout un symbole pour Kérékou, né quarante-deux ans plus tôt dans une famille paysanne des confins septentrionaux, loin de la côte et du pouvoir sudiste. Enfin, un vaste plan de nationalisation de l’économie, dépendante à plus de 60 % du seul secteur agricole, est adopté. Le coton, le tabac ou encore l’huile de palme sont identifiés comme des ressources stratégiques devant relever de la compétence de l’État d’un bout à l’autre de la chaîne.
L’armée joue de plus un rôle prépondérant. « L’armée n’était pas seulement un instrument de défense : elle formait un acteur idéologique, administratif et sécuritaire du régime », rappelle Fiacre Vidjingninou, docteur en sociologie politique et enseignant à l’École nationale supérieure des armées du Bénin. Sur le terrain, ce sont cependant les Comités de défense de la révolution (CDR), relais locaux du parti, qui répriment les « ennemis » du régime. « Ségbana était notre goulag », se remémore Victor Topanou en évoquant cette prison du Nord qui a vu défiler les « intellectuels tarés4 » et autres complices de sorcellerie honnis par Mathieu Kérékou.
Russie, Cuba, Chine...
Si ce lieu de détention est devenu un symbole, sa création, en 1964, précède l’avènement de Kérékou. De la même manière, le recours aux emprisonnements politiques était déjà pratiqué et constitutif de l’instabilité post-indépendance. Dès 1965, Chabi Mama – une influente figure politique d’origine princière – est ainsi condamné à vingt ans de prison pour avoir tenté de fomenter une guerre civile dans le Nord5. Une sentence qui ne l’avait pas empêché de revenir au centre du jeu politique sous l’administration Zinsou en 1968, puis de retourner en prison en 1972.
Loin de la réalité concentrationnaire soviétique et des déportations de masse, la répression de Kérékou s’ancre toutefois dans une doctrine révolutionnaire plus durable que les précédents régimes. Dans les faits, ce système reposait sur une architecture dépassant le seul site de Ségbana. Les prisons civiles de Cotonou et de Porto-Novo, le camp des parachutistes d’Outivé ou le camp militaire de Séro Kpéra sont autant de lieux qui ont accueilli des prisonniers politiques.
Parallèlement, l’Union soviétique de Léonid Brejnev devient un partenaire privilégié de Cotonou sur la scène internationale. Jusqu’au milieu de la décennie 1980, Moscou est le premier fournisseur d’armements du Bénin, avec plus de 60 % du matériel acquis6. De 1974 à 1989, plus de 2 500 citoyens béninois poursuivent des études supérieures dans des établissements soviétiques. L’URSS s’est avérée centrale sur le plan diplomatique mais ce ne fut pas la seule nation à soutenir le Bénin. Dès sa prise de pouvoir, Kérékou reconnaît à nouveau la République populaire de Chine (en 1966, le Bénin avait rompu avec son positionnement initial en reconnaissant Taïwan). Ce réalignement avec Pékin ouvre le pays au marché chinois7 et dynamise les échanges industriels, notamment en matière de textile. De son côté, Cuba intensifie sa coopération médicale, tandis que la Corée du Nord concentre ses efforts sur l’assistance et sur la formation militaire8.
Bob Denard et l’« opération Crevette »
À Cotonou, sur plus de cinq kilomètres, le boulevard de la Marina se rêve aujourd’hui en vitrine moderne du développement. De part et d’autre de cet axe, deux emprises stratégiques structurent la vie du pays : le très moderne palais présidentiel et le Port autonome de Cotonou, qui génère à lui seul plus de 60 % du produit intérieur brut. À quelques encablures se trouve un monument plus symbolique encore : la place du Souvenir. Anciennement place des Martyrs, l’esplanade de 7 600 m2 commémore un épisode marquant de la République populaire du Bénin dont les nouvelles alliances socialistes inquiétaient d’autres pays, dont la France.

Au matin du 16 janvier 1977, une petite centaine de mercenaires majoritairement européens, emmenée par le Français Bob Denard, atterrit sans permission à Cotonou. Débarquant d’un vieux Douglas DC-7, le commando mise sur une opération éclair. Mais l’objectif de neutraliser l’état-major civil et militaire afin de faire tomber Kérékou s’avère plus complexe que prévu. Si les premières percées à travers la ville sont franches, l’« opération Crevette » se heurte à l’armée régulière béninoise, appuyée par des soldats nord-coréens détachés dans le cadre d’une visite du ministre des Affaires étrangères, le tout soutenu par des appels à la résistance radiodiffusés. Le bombardement de la présidence est inefficace, Kérékou et ses plus proches soutiens se trouvant ailleurs. En tout et pour tout, trois heures auront suffi à repousser les agresseurs qui prévoyaient d’installer au pouvoir l’opposant Gratien Pognon, alors président du Front de libération et de réhabilitation du Dahomey (Flerd)9.
Dans leur fuite à bord du quadrimoteur, les hommes de Bob Denard ont laissé derrière eux une valise de documents révélant, entre autres, l’implication du régime d’Omar Bongo, président du Gabon de 1967 à 2009. La nuit précédant l’attaque, l’avion avait en effet décollé de l’aéroport gabonais de Franceville.
« L’“opération Crevette” s’inscrivait dans un contexte d’hostilité grandissante envers Paris. L’Afrique de l’Ouest ne compte que huit pays francophones ; avec des régimes d’inspiration socialiste au Bénin et en Guinée à cette période, cela faisait beaucoup pour la France », précise Victor Topanou. Paris craignait « un effet domino favorable aux Soviétiques », ajoute-t-il. Cet épisode fut célébré avec la construction de la place des Martyrs en 1979. Au côté d’un soldat tenant le drapeau national, l’imposante statue honore une femme et un homme, presque nus, prêts à combattre munis d’armes rudimentaires. L’arrière du socle fait également référence au rôle joué par la République populaire démocratique de Corée.
Promesses non tenues et crise économique
« Chez les élites militaires et politiques, l’événement conserve une dimension nationale fondatrice. Dans la mémoire collective, la portée de cette victoire contre l’ingérence s’est néanmoins affaiblie avec les générations », observe Fiacre Vidjingninou. Depuis 2024, la place fait l’objet d’une rénovation qui doit déboucher sur un square verdi, moins solennel : « La modernité au cœur du souvenir », selon l’expression du gouvernement. Derrière des barrières en taule, l’œuvre sculptée attend, seule, de retrouver une place plus modeste dans le paysage urbain.
L’échec de l’« opération Crevette » n’aura cependant pas suffi à dissiper l’ombre d’une économie défaillante. « Les traitements et salaires versés aux fonctionnaires représentent les deux tiers des dépenses du gouvernement central, poursuit Fiacre Vidjingninou. Les droits de douanes et taxes sur les échanges extérieurs constituent la source la plus importante de recettes fiscales. » Le constat, accablant, tient en deux phrases, formulées lors de l’Assemblée générale des Nations unies de 198210, le projet d’une « assistance économique spéciale au Bénin » trahit la grave crise que traverse le pays. La centralisation des productions agraires n’a pas porté ses fruits, et le boom économique tant espéré n’est pas advenu.
« Les révolutionnaires se virent même contraints de prendre langue avec les institutions de Bretton Woods pour envisager un plan d’ajustement structurel – les premières négociations eurent lieu en 1984-1985 », précise Richard Banégas dans son ouvrage La Démocratie à pas de caméléon11. Les opposants, rappelle le politiste, se moquaient alors du « laxisme-béninisme » du régime Kérékou.
Corruption et faillite des banques
« La rudesse des premières années de la dictature a laissé place à un général Kérékou peu dirigiste, étonnamment libéral, car attaché à la seule conservation du pouvoir », estime Victor Topanou, dont le père a passé trois ans derrière les barreaux pour « activités contre-révolutionnaires ». Dès le milieu des années 1970, certains membres de la gauche radicale béninoise12 dénoncent la militarisation du régime de Kérékou et la trahison, selon eux, de l’idéal révolutionnaire. Cette critique débouche sur la naissance du Parti communiste du Bénin (PCB), en 1977. Né dans la clandestinité, cet appareil politique jouera un rôle important dans les mobilisations populaires de 1989.
Par-delà les mouvances radicales, une nouvelle classe de jeunes cadres réformateurs se fraie également un chemin au sommet de l’État. Cette dynamique interne coïncide avec le pragmatisme grandissant du camp Kérékou au cours de la décennie de 1980. « Le régime du PRPB (parti de Kérékou) acculé par une situation économique et financière chaotique voulait justement mettre en place une stratégie économique basée sur le libéralisme », note à ce sujet l’ancien haut fonctionnaire Afize D. Adamon dans son ouvrage Le Renouveau démocratique au Bénin13.
L’impasse économique se traduit par la faillite du système bancaire. Une note14 de la Banque mondiale produite à la fin du régime Kérékou détaille : « Les trois banques d’État – la Banque commerciale du Bénin (BCB), la Banque béninoise de Développement (BBD) et la Caisse nationale de crédit agricole (CNCA) – n’ont pas appliqué de critères rigoureux dans l’évaluation des demandes de crédit émanant des entreprises publiques. Le gouvernement a puisé tous les dépôts qu’il détenait dans le système bancaire pour financer le déficit et, en 1984, il était devenu un débiteur net vis-à-vis des banques. » Selon l’institution, plus de 60 % des prêts de la BCB étaient « non performants », donc susceptibles de ne pas être recouvrés. Le chercheur béninois Elieth Eyebiyi insiste également sur la persistance d’une corruption circonscrite aux « interstices les plus discrets du pouvoir politique15 ».
Le « vieux à la barbichette » déboulonné
Face à la situation alarmante des comptes publics, Kérékou consent, en novembre 1986, à un ultime voyage dans les pays de l’Est. Depuis Bakou, Leningrad et Moscou, le général aux abois sonde le soutien potentiel de Mikhaïl Gorbatchev, le dirigeant de l’URSS. Mais entre l’accident nucléaire de Tchernobyl, l’amplification de revendications nationalistes et la mise en place de la perestroïka (« la restructuration »), le contexte n’est pas favorable. Kérékou revient les mains vides.
Bon an, mal an, l’État béninois tient bon, avant que des grèves massives de fonctionnaires non rémunérés et d’étudiants paralysent le pays. La pression est telle que le marxisme-léninisme est officiellement abandonné en 1989. Dans le quartier d’Akpakpa, à Cotonou, la place Lénine est le théâtre de ce revirement. Peu de temps après, des agents soviétiques sont venus déboulonner le « vieux à la barbichette », le surnom donné par les Cotonois à Lénine. Escortée de nuit par une horde de zemidjans (le nom des motos-taxis du Bénin) et d’autres curieux badauds, la statue fut rapatriée en Union soviétique. Seul le socle est resté. « Il faut dire que nous sommes tombés avant la dislocation complète du bloc de l’Est. Pour Moscou, le symbole était amer », résume Victor Topanou.
Début 1990, la conférence nationale acte le retour au multipartisme, l’élaboration d’une nouvelle Constitution ainsi que la tenue d’élections législatives et présidentielle. L’usage du terme « camarade » dans les correspondances administratives est abandonné. En 1991, Kérékou sort par la grande porte, et Nicéphore Soglo lui succède après sa victoire dans les urnes, sans effusion de sang. L’élection toute désignée de cet économiste de la Banque mondiale trahit néanmoins une forme de continuité des élites post-indépendance : suite au coup d’État de son cousin, le militaire Christophe Soglo, en 1965, Nicéphore Soglo avait déjà occupé le poste de ministre des Finances.
Les statues de Talon dans la continuité
« La branche ne se cassera pas dans la main du caméléon », avait prédit le révolutionnaire dès son arrivée au pouvoir, en 1972. Cette citation restée célèbre résume l’habilité du militaire ayant troqué son uniforme pour les habits civils. Car le caméléon n’est pas resté bien longtemps étranger au marigot politique. Profitant de l’austérité imposée par son successeur, Mathieu Kérékou revient à la tête de l’État en 1996, démocratiquement cette fois. Il sera même réélu pour un second et dernier quinquennat en 2001.
Que reste-t-il de cette époque ? L’élection en 2016 de Patrice Talon, un homme d’affaires réputé être le plus riche du pays, est venue raviver la question mémorielle. Durant ses deux mandats, le chef de l’État au verbe tranchant a renoué avec l’érection de monuments à la gloire de certaines figures. Les références à l’histoire ancienne contrastent cependant avec le référentiel socialiste des vestiges révolutionnaires. Après avoir fait détruire l’ancienne résidence de Kérékou pour y construire un jardin public, le pouvoir a fait élever, sur le trottoir d’en face, une structure monumentale : du haut de ses trente mètres, l’Amazone représente une femme guerrière membre des Agodjiés, un corps combattant féminin du royaume du Dahomey. Ce groupe d’élite composé de plusieurs milliers d’individus s’est illustré lors des deux guerres du Dahomey16 en résistant aux soldats français.
Non loin de là, devant l’aéroport international de Cotonou, un autre guerrier à cheval surplombe de dix mètres la chaussée flambant neuve. Membre du royaume Bariba de Bembéréké, Bio Guera est ici célébré pour sa résistance farouche face aux forces coloniales. Du côté de Porto-Novo, c’est la statue du roi Toffa 1er (vingt et un mètres de haut) qui verra bientôt le jour. Loin de la représentation de l’homme nouveau voulu par Kérékou, ces ouvrages mobilisent un imaginaire de tradition, intimement lié à la royauté.
Face à de tels mastodontes, la silhouette éreintée de la place Bulgarie fait aujourd’hui pâle figure. Construite en 1979, cette œuvre en forme de giratoire rend hommage au révolutionnaire et homme d’État bulgare, Georgi Dimitrov (1882-1949). Terni par l’humidité ambiante et le dioxyde de carbone des motos-taxis, ce vestige kérékiste n’en demeure pas moins connu de tous les Béninois sous le nom de « Papa Bulgarie ». Avec l’affirmation d’un nouveau paysage politique, certains craignent pour l’avenir de cette fragile mémoire révolutionnaire qui n’en finit plus de tomber en ruine. D’autant que Romuald Wadagni, ministre de l’Économie du premier au dernier jour de la décennie Talon, vient tout juste de lui succéder à la présidence de la République.
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1Le 28 octobre 1963 : Hubert Maga est renversé par Christophe Soglo. Le 27 novembre 1965, Sourou Migan Apithyn, élu au terme d’une transition, est lui aussi renversé par Christophe Soglo. Le 22 décembre 1965, Christophe Soglo écarte Taïrou Congacou, qu’il avait lui-même placé au pouvoir. Le 17 décembre 1967, Christophe Soglo est à son tour renversé par Maurice Kouandété. Le 10 décembre 1969, le pouvoir, qui avait été confié à Émile Derlin Zinsou, est repris par Maurice Kouandété. Enfin, le 26 octobre 1972 : le Conseil présidentiel formé par Justin Ahomadégbé, Hubert Maga et Sourou Migan Apithy est renversé par Mathieu Kérékou.
2« Des lendemains de la Seconde Guerre mondiale au début des années 1970, l’espace public du Dahomey se caractérisa par deux tendances que résument les stéréotypes d’enfant malade et de quartier latin de l’Afrique : d’un côté, une très forte instabilité institutionnelle […], de l’autre, une relative permanence de l’élite politique […] qui [fit] la renommée du pays dans toute l’Afrique de l’Ouest », in Encyclopædia Universalis.
4« Depuis le coup d’État qui l’a porté au pouvoir en 1972, le général-président Kérékou n’a jamais cessé de brocarder les “intellectuels tarés”. C’est l’une de ses expressions favorites pour railler ceux de ses compatriotes bardés de diplômes qui se fourvoient dans la politique. » « L’énigme Kérékou », Jeune Afrique, 2006.
5Samuel Decalo, « Regionalism, Politics and the Military in Dahomey », The Journal of Modern African Studies, vol. 11, n° 3, 1973, p. 470.
6James Babbitt, « Soviet arms transfers to sub-saharan Africa. What are they worth in the United nations ? », 1989, pp. 58–59. PDF ici.
7Folashadé Soulé, « Negotiating Local Business Practices With China in Benin », Carnegie Endowment for International Peace, 2022. Lire ici.
8Mürsel Bayram, Selected Papers on African History and Politics, Lulu Press Inc, 2024, p. 80, à retrouver en PDF ici.
9« Bénin, l’affaire du 16 janvier selon l’ONU », Jeune Afrique (n° 850), avril 1977.
10« 37e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Assistance économique spéciale au Bénin. Rapport du secrétaire général, 1982 », à retrouver en PDF ici.
11Richard Banégas, La Démocratie à pas de caméléon. Transition et imaginaires politiques au Bénin, 2003. Paris, éditions Karthala.
12Notamment au sein de la Jeunesse unie du Dahomey (JUD), constituée en 1974, année du tournant marxiste-léniniste de Kérékou.
13Afize D. Adamon, Le Renouveau démocratique au Bénin : la Conférence nationale des forces vives et la période de transition, Paris, L’Harmattan, 1995, 223 p.
14Banque mondiale, « Project Completion Report. Benin – Industrial Development Project » (Credit 997-BEN), rapport n° 8837, Washington D.C., 29 juin 1990.
15Eyebiyi Elieth, « Leurres et lueurs de la lutte contre la corruption au Bénin », EspacesTemps, 2013.
16Les deux guerres du Dahomey (1890 puis 1892-1894) opposent le royaume du Dahomey aux forces coloniales françaises. Malgré la résistance des Agodjiés et des troupes du roi Béhanzin, la défaite du Dahomey conduit à son annexion par la France, en 1894, au sein de l’Afrique-Occidentale française.
17Le 28 octobre 1963 : Hubert Maga est renversé par Christophe Soglo. Le 27 novembre 1965, Sourou Migan Apithyn, élu au terme d’une transition, est lui aussi renversé par Christophe Soglo. Le 22 décembre 1965, Christophe Soglo écarte Taïrou Congacou, qu’il avait lui-même placé au pouvoir. Le 17 décembre 1967, Christophe Soglo est à son tour renversé par Maurice Kouandété. Le 10 décembre 1969, le pouvoir, qui avait été confié à Émile Derlin Zinsou, est repris par Maurice Kouandété. Enfin, le 26 octobre 1972 : le Conseil présidentiel formé par Justin Ahomadégbé, Hubert Maga et Sourou Migan Apithy est renversé par Mathieu Kérékou.
18« Des lendemains de la Seconde Guerre mondiale au début des années 1970, l’espace public du Dahomey se caractérisa par deux tendances que résument les stéréotypes d’enfant malade et de quartier latin de l’Afrique : d’un côté, une très forte instabilité institutionnelle […], de l’autre, une relative permanence de l’élite politique […] qui [fit] la renommée du pays dans toute l’Afrique de l’Ouest », in Encyclopædia Universalis.
20« Depuis le coup d’État qui l’a porté au pouvoir en 1972, le général-président Kérékou n’a jamais cessé de brocarder les “intellectuels tarés”. C’est l’une de ses expressions favorites pour railler ceux de ses compatriotes bardés de diplômes qui se fourvoient dans la politique. » « L’énigme Kérékou », Jeune Afrique, 2006.
21Samuel Decalo, « Regionalism, Politics and the Military in Dahomey », The Journal of Modern African Studies, vol. 11, n° 3, 1973, p. 470.
22James Babbitt, « Soviet arms transfers to sub-saharan Africa. What are they worth in the United nations ? », 1989, pp. 58–59. PDF ici.
23Folashadé Soulé, « Negotiating Local Business Practices With China in Benin », Carnegie Endowment for International Peace, 2022. Lire ici.
24Mürsel Bayram, Selected Papers on African History and Politics, Lulu Press Inc, 2024, p. 80, à retrouver en PDF ici.
25« Bénin, l’affaire du 16 janvier selon l’ONU », Jeune Afrique (n° 850), avril 1977.
26« 37e session de l’Assemblée générale des Nations unies. Assistance économique spéciale au Bénin. Rapport du secrétaire général, 1982 », à retrouver en PDF ici.
27Richard Banégas, La Démocratie à pas de caméléon. Transition et imaginaires politiques au Bénin, 2003. Paris, éditions Karthala.
28Notamment au sein de la Jeunesse unie du Dahomey (JUD), constituée en 1974, année du tournant marxiste-léniniste de Kérékou.
29Afize D. Adamon, Le Renouveau démocratique au Bénin : la Conférence nationale des forces vives et la période de transition, Paris, L’Harmattan, 1995, 223 p.
30Banque mondiale, « Project Completion Report. Benin – Industrial Development Project » (Credit 997-BEN), rapport n° 8837, Washington D.C., 29 juin 1990.
31Eyebiyi Elieth, « Leurres et lueurs de la lutte contre la corruption au Bénin », EspacesTemps, 2013.
32Les deux guerres du Dahomey (1890 puis 1892-1894) opposent le royaume du Dahomey aux forces coloniales françaises. Malgré la résistance des Agodjiés et des troupes du roi Béhanzin, la défaite du Dahomey conduit à son annexion par la France, en 1894, au sein de l’Afrique-Occidentale française.