
Professeur de littérature à l’université du Connecticut (États-Unis), éditeur et traducteur, Grégory Pierrot nous plonge, avec Fantômes de la révolution noire. Une histoire culturelle transatlantique, dans une longue et passionnante chronique de la révolution noire à travers les âges, du XIXe siècle aux années 1970, à travers les continents, des Amériques à l’Europe en passant par l’Afrique, et à travers les arts, la littérature, la musique et le cinéma.
Au-delà des œuvres et des écrivaines plus ou moins connues qu’il donne envie de (re)découvrir, il montre comment la production artistique a nourri les imaginaires de « l’insurrection des mondes noirs » tout en posant les bases de ce que l’on appellera bientôt le « Pouvoir Noir » (« Black Power »).
Parmi les nombreux passages savoureux qui rendent passionnante la lecture de cet ouvrage, l’extrait ci-dessous, tiré du chapitre 4 intitulé « Un seul superhéros : le peuple », retrace une année particulière : l’année 1967. (Les intertitres sont de la rédaction.)
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De Basse-Terre à Sacramento
« Ça recommence et c’est comme d’habitude : un patron, un flic, un blanc insulte et bat un Noir, s’en va comme si de rien n’était, parce que ça se passe toujours comme ça, et qu’ensuite, il ne se passe jamais rien. C’est ainsi à Johannesburg, Paris, Londres, Rio, New York, Montgomery, Chicago, et cette fois-ci, ça se passe à Basse-Terre, en Guadeloupe, en mars 1967. Une attaque raciste menée par un propriétaire de magasin conduit à un soulèvement populaire durant lequel environ cinq mille habitants incendient ledit magasin et se heurtent aux CRS qui perdent le contrôle de la ville. Le préfet Pierre Bolotte annonce un couvre-feu. Il a de la bouteille : haut fonctionnaire typique de la Ve République, après avoir entamé sa carrière en France dans les derniers mois du régime vichyste, Bolotte fera le tour des colonies pendant une vingtaine d’années, passant notamment par l’Indochine et l’Algérie durant leurs guerres d’indépendance respectives, où il se distinguera par son soutien inconditionnel aux atrocités militaires et policières1.
C’est de toute cette belle expérience que Bolotte s’inspire en Guadeloupe. Son annonce à la radio voile à peine ses menaces de répression. Il faudra que Gerty Archimède, avocate et représentante du PCG (Parti Communiste Guadeloupéen), s’adresse à la foule en colère pour que la ville retrouve son calme. Les autorités accusent le GONG (Groupe d’Organisation Nationale de la Guadeloupe) d’avoir fomenté le soulèvement, téléguidé par Cuba, Moscou, la Chine, voire les trois en même temps. Le PCG, quant à lui, dénonce les membres du GONG comme des agents perturbateurs envoyés par la CIA, tandis que le préfet Bolotte leur tombe dessus comme une matraque2.
Les bidonvilles s’étendent et avec eux la misère des travailleurs guadeloupéens, exploités jusqu’à la moelle, mais le pouvoir gaulliste a d’autres priorités : il reste entièrement dévoué à écraser toute velléité indépendantiste aux Antilles. Pour ce faire, il s’appuie sur le sinistre Jacques Foccart, grand timonier de la Françafrique de De Gaulle, lui-même issu d’une famille de békés de la Guadeloupe. Les Antilles, c’est la France, mais pas vraiment. Dans ces départements, on élit des représentants mais c’est le préfet qui règne sans partage. Les Antilles, c’est la France, mais c’est la colonie. Et à la colère des populations face à l’injustice, les autorités n’ont jamais qu’une seule réponse, la répression.
À l’orée de l’année 1967, c’est autour du GONG, organisation petite en membres mais très active et populaire, que se cristallise un ras-le-bol que ni le pouvoir, ni l’opposition communiste ne sont capables de contrôler. Les autorités coloniales se méprennent à la fois sur la véritable taille et la véritable influence du groupe, mais elles sont convaincues que des troubles se préparent et sont déterminées à ne pas se laisser déborder. Sont-elles influencées par l’entrée des Panthères noires en armes dans le capitole californien quelques semaines auparavant ? On sait que depuis la venue de Malcolm X à Paris, le gouvernement français se soucie particulièrement de l’influence possible du nationalisme noir américain sur l’indépendantisme antillais.
Répression coloniale à huis clos
Toujours est-il que fin mai, les ouvriers du bâtiment entrent en grève pour protester contre leurs salaires de misère et viennent manifester à Pointe-à-Pitre. Le préfet Bolotte autorise ses troupes à faire usage de leurs armes et c’est le massacre. Les uniformes tirent sur tout ce qui bouge, assassinant hommes, femmes et enfants, manifestants comme passants.
Des Guadeloupéens s’arment à leur tour et les rues de Point-à-Pitre prennent des airs de guerre civile. Les CRS exécutent au hasard, en toute impunité, comme ils l’avaient fait en Algérie auparavant. On ne saura jamais le nombre exact de victimes, mais les estimations donnent un minimum de 87 morts et des centaines de blessés dans la population locale. Les ruines fument encore que les autorités sont déjà parties chasser les membres du GONG, désignés comme organisateurs de troubles qui les avaient effectivement pris de court. Une dizaine seront jugés et emprisonnés en France. La plupart seront acquittés par le verdict final qui sera rendu en avril 1968.
La presse française, comme états-unienne, parle des événements de Guadeloupe. Le Monde reconnaît à reculons que les incidents sont la conséquence d’un « “colonialisme” qui ne dit pas son nom » et qu’ils « prouvent que dans ce département, les revendications sociales peuvent revêtir aussitôt une dimension politique et même raciste puisque des Blancs ont été pris à partie par les émeutiers »3.
Dans les semaines qui suivent, toute mention de racisme, de la part du PCG comme des autorités ou de la presse, portera exclusivement sur les attaques menées par les manifestants contre des blancs. Aucune mention n’est faite des exactions policières, assassinats à vue, passages à tabac goguenards mâtinés d’insultes plus racistes les unes que les autres. Le racisme, c’est quand des Noirs décident de faire goûter aux blancs un petit échantillon de ce qu’ils leur font manger depuis des siècles.
« Des poèmes qui tirent »
En 1967, l’écrivain martiniquais Daniel Blérard, dit Daniel Boukman, écrit depuis l’Algérie, où il vit en exil, Chants pour hâter la mort du temps des Orphée ou Madinina île esclave.... Le recueil contient trois textes : « Les Sirènes », dédié « aux victimes de la répression coloniale (Martinique, décembre 1959) », « Orphée nègre », dédié à Fanon, et « Des voix dans une prison », dédié « aux victimes de la répression coloniale (Guadeloupe, mai 1967) ». Dans « Orphée nègre », Boukman se livre à une critique sans retenue d’Aimé Césaire, de l’institutionnalisation de sa révolte et des limites de la négritude. « Est-ce que Orphée, papa Orphée, est-ce qu’il a empêché les gendarmes de venir prendre ton fils pour l’envoyer à la guerre tuer ses frères d’Afrique ? » demande le personnage du militant, évoquant le sort des insoumis qui, comme Boukman, avaient refusé de servir la répression coloniale. « Répondez, camarades ! Est-ce que c’est Orphée qui a reçu les balles des CRS lors de la grève... ? Est-ce que ses belles phrases ont tiré de la geôle les emprisonnés de décembre », écrit-il à propos des émeutes de 1959 à Fort-de-France.
C’est bien l’injonction de LeRoi Jones à écrire « des poèmes qui tirent » qui résonne là. Les cris de lèse-majesté de Daniel Boukman sont publiés cette même année 1967 en extraits dans la revue artistique militante marocaine Souffles, qui développe depuis ses débuts une similaire critique révolutionnaire et panafricaine de l’essentialisme et de l’institutionnalisation de la négritude4.
« Des voix dans une prison » évoque la répression sanglante et sans merci pendant et après le mouvement de mai 1967, imaginant les militants indépendantistes (à l’époque emprisonnés) condamnés à la peine capitale dans un procès inévitablement injuste : « Apprenez, monsieur, qu’un agent de l’État n’est jamais un assassin, quand il tue dans l’exercice de ses fonctions ! » Comme un air de déjà vu, en Martinique bien sûr, et partout ailleurs. La nation qu’imagine le militant Boukman est déjà plus grande que les seules îles colonisées par la France. Il rêve.
MADININA
île d’un troupeau d’îles
ANTILLES
nation future au drapeau bigarré5
Une nation qui n’a qu’un seul (super)héros : le peuple. « Nous n’avons plus besoin d’Orphée ! » s’écrie la foule. Ni de prince noir. Le message est clair : la main de fer colonialiste à l’œuvre aux Antilles ne laisse qu’une seule issue, celle empruntée par les colonisés partout dans le monde. La voie des bombes. À la fin de la pièce, la foule mime une insurrection. Les grenades invisibles qu’elle lance ne sont pas des poèmes.
« Contre le mur, bâtard ! »
[...] Ça va vous dire quelque chose : des flics arrêtent un chauffeur de taxi noir, le passent à tabac sans raison aucune et l’emmènent au poste, où ils l’inculpent pour violence sur représentant de l’autorité publique. Il avait sûrement saigné sur leurs uniformes. La nouvelle se répand et la majorité noire de la ville décide de ne pas laisser passer et forme une foule devant le commissariat. Les cocktails molotov volent, les magasins brûlent, et les flics tirent dans le tas, ce à quoi certains habitants répondent à leur tour. La garde nationale intervient après quelques jours de chaos durant lesquels une trentaine de personnes sont tuées, la plupart par des tirs de la police au hasard. C’est l’été 1967 à Newark et LeRoi Jones se retrouve naturellement au milieu des événements.
Il est chez lui. L’arrêtant à son tour, la police trouve dans son véhicule une arme à feu pour laquelle il n’a pas de permis. Les flics, parmi lesquels un de ses camarades de lycée, le passent à tabac. Jones estime que c’est l’intervention des riverains qui lui sauve la vie. Depuis leurs fenêtres, les voisins se mettent à jeter des projectiles sur les policiers. Des photos prises ce jour-là de Jones au commissariat, en menottes et couvert de sang, font le tour du monde. Deux semaines plus tard et peu de temps avant son procès, il est l’un des organisateurs de la première convention du Pouvoir Noir à Newark. Visant à former une organisation politique noire fédérant aussi bien les nationalistes de US et les activistes de CORE que des intellectuels, journalistes et hommes d’affaires, cet événement prévu de longue date prend soudain une autre dimension. Jones devient d’autant plus une cible.
Son poème « Peuple Noir ! » (« Black People ! ») publié en décembre 1967 dans Evergreen Review, va être utilisé par le juge pour l’incriminer. Il contient les vers suivants :
Et ces bijoux bon marché sur Washington Street et dans ces deux-trois boutiques sur Springfield ? Vous savez comment les avoir, vous savez comment les prendre, pas d’acompte, pas d’argent, jamais d’argent, l’argent pousse pas sur les arbres non, y a que face de craie qui en a, il en fabrique avec une machine, pour vous contrôler, vous pouvez rien voler à un blanc, il l’a déjà volé, il vous doit tout ce que vous voulez, même sa vie. Tous les magasins s’ouvriront si vous dites la formule magique : Contre le mur, bâtard, c’est un hold-up ! Ou : fracassez les vitrines la nuit (actes magiques), fracassez les vitrines le jour, n’importe quand, ensemble, fracassons la vitrine et prenons toutes les conneries qu’on veut. Pas d’acompte. Pas le temps de payer. Prenez ce que vous voulez. Une danse magique dans la rue6.
La phrase « Contre le mur, bâtard ! » (« Up against the wall, motherfucker ! ») deviendra une référence de la gauche radicale américaine, noire et blanche. Le groupe situ/anarchiste new-yorkais Black Mask deviendra ainsi Up Against the Wall Motherfucker en mai 1968, avant d’entrer dans la clandestinité. La culture pop s’emparera aussi de la phrase, au point de la voir atterrir en 1969 dans une chanson du groupe de rock psychédélique Jefferson Airplane, « We can be together ».
[...]
Rompre avec le sionisme
1967 est aussi l’année de la Guerre des Six Jours, un conflit aux répercussions immenses, moteur d’une prise de conscience collective de la gauche internationale en général, et des mouvements nationalistes noirs en particulier, au sujet de la nation palestinienne. Début juin 1967, après des mois de provocations et d’altercations entre l’armée israélienne et ses voisins, le président égyptien Gamal Abdel Nasser ferme le détroit de Tiran et déploie ses troupes à la frontière israélienne. Le 5 juin, Israël lance une offensive surprise visant les aéroports militaires égyptiens, réduisant quasi à néant les capacités de l’armée de l’air. Dans la semaine qui suit, Israël envahit le Sinai, la bande de Gaza, jusqu’alors occupée par l’Égypte, prend le plateau du Golan à la Syrie et la Cisjordanie et Jérusalem-Est à la Jordanie. L’Algérie suspend ses relations diplomatiques avec les États-Unis en représailles au soutien sans faille de l’empire à l’État colonial du Moyen-Orient.
Pour l’Amérique noire, le conflit revêt un caractère très particulier. La guerre entérine une rupture entre les communautés juives des États-Unis et africaines américaines, jusque-là proches dans certains aspects de la lutte pour les droits civiques, et tout spécialement dans un certain imaginaire de la libération. Esclavisés au cœur d’un empire en développement, baignés dans les références de l’Ancien Testament, les Africains Américains du XVIIIe et XIXe siècles avaient pu s’imaginer Hébreux. Au XXe siècle, certains immigrants juifs s’étaient à leur tour trouvé des affinités de souffrance avec une population noire, reconnaissant dans les lynchages quelque chose des pogroms européens.
La nation d’Israël était pour nombre d’Africains Américains engagés en politique un exemple, avoué ou non, en tant qu’aboutissement du sionisme, un mouvement nationaliste qui partage avec le nationalisme noir « une motivation essentielle : leur désir de rédemption nationale par la récupération d’une “patrie” perdue7 ». L’émergence d’Israël avait exposé, si besoin était, les différences fondamentales entre les deux communautés aux États-Unis.
« L’avant-poste de l’exploitation américaine et britannique »
En 1967, les Noirs américains et en particulier les militants du Pouvoir Noir confirment qu’ils ne peuvent pas s’imaginer Israéliens, citoyens d’un pays colonisateur soutenu par les États-Unis, et pratiquant lui-même différentes formes de ségrégation, non seulement contre la population arabe mais aussi contre les immigrants juifs d’Afrique du Nord et du Moyen-Orient.
Les militants radicaux noirs américains réagissent très vite. Dans un court communiqué officiel du 15 août 1967, le SNCC déclare :
Nous ne comprenons pas comment les réfugiés et survivants juifs peuvent utiliser cette tragédie [l’Holocauste] comme excuse pour imiter leurs oppresseurs nazis – pour s’emparer de la Palestine, commettre les mêmes atrocités contre les habitants arabes et les déposséder de leurs maisons, leurs terres et leurs moyens de subsistance8.
Après un résumé de l’histoire de l’État d’Israël, le communiqué affirme : « Israël est et a toujours été l’outil et l’avant-poste de l’exploitation américaine et britannique du Moyen-Orient et de l’Afrique ». Les libéraux blancs américains, déjà échaudés par la radicalisation de l’association étudiante, voient dans ce communiqué co-écrit par Stokely Carmichael le signe d’une rupture définitive. L’organisation perd du jour au lendemain un grand nombre de donateurs.
De son côté, le soutien des Panthères noires à la lutte palestinienne s’exprime clairement et régulièrement dans les pages du journal du parti, où paraissent des articles rapportant les actions du Fatah de Yasser Arafat, qu’Eldridge Cleaver, ministre de l’Information du [Black Panther Party], rencontre à Alger à l’été 1969. Leur positionnement est d’autant plus clair qu’elles déclarent, dans un article de leur journal publié le 3 janvier 1970, que « l’État sioniste fasciste d’Israël est une marionnette et un laquais impérialiste et [qu’]il doit être écrasé9 ».
L’arme du terrorisme
Paradoxalement et tout en pragmatisme froid, Harold Cruse suggère qu’il y a un autre enseignement à tirer du cas israélien. À l’origine de la création de cet État, il y a bien une lutte armée qui n’a pas hésité à opter pour le terrorisme, une violence soutenue inconditionnellement par la très grande majorité des intellectuels juifs américains. Ce soutien avait notamment permis de légitimer auprès de l’opinion publique les exactions de l’Irgun, groupe paramilitaire nationaliste semi-clandestin. Un mode d’action particulièrement efficace, croyez-en Winston Churchill : « C’est l’Irgun qui a fait partir les Anglais de Palestine (...). Le coût militaire était trop élevé pour notre économie, et c’est l’Irgun qui l’a fait monter. »
Cruse suggère que ce type de soutien inconditionnel de la part de l’intelligentsia noire pour des organisations prêtes à se donner les moyens de ses fins est la condition sine qua non du Pouvoir Noir : « Les relations entre groupes en Amérique et sur la scène internationale sont motivées par le principe de pouvoir, pas par la moralité ou la compassion pour les classes opprimées (...). La faction nationaliste finira par utiliser des tactiques terroristes à Harlem contre les magasins appartenant à des blancs10 ». Le problème tout entier est là : qui sera capable d’employer tous les moyens nécessaires ?
À l’aune de leur rapprochement du socialisme, les Panthères noires se font les soutiens de la cause palestinienne et s’opposent à Israël en tant que projet colonial, mais il n’en demeure pas moins que le sionisme pose une question fondamentale au nationalisme noir : une nation cherchant territoire peut-elle éviter de devenir colonialiste ? »
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1Mathieu Rigouste, « De la contre-insurrection au système sécuritaire », in Elsa Dorlin (dir.), Guadeloupe, Mai 67 : massacrer et laisser mourir, Libertalia, 2023.
2Raymond Gama, Jean-Pierre Sainton, Mé 67 : mémoire d’un événement, Lespwisavann, 2011.
3« Les violentes manifestations de Pointe-à-Pitre témoignent d’un malaise social à la Guadeloupe », Le Monde, 30 mai 1967
4Paraska Tolan-Szkinilk, Maghreb noir : Rabat, Alger et Tunis dans les luttes panafricaines, Ròt-Bò-Krik, 2025.
5Daniel Boukman, Chants pour hâter la mort du temps des Orphée ou Madinina île esclave..., P. J. Oswald, 1967.
6LeRoi Jones, « Black People ! », Evergreen Review, n° 50, décembre 1967, p. 49.
7Harold Cruse « Negroes and Jews–The Two Nationalisms and the Block(ed) Plurality », in The Crisis of the Negro Intellectual, NYRB Classics, 2005.
8SNCC, « The Middle-East Crisis », 15 août 1967
9DC, « Zionism (Kosher Nationalism) Imperialism = Fascism », The Black Panther – Black Community News Service, vol. 4, n° 5, 23 janvier 1970, p. 17.
10Harold Cruse « Negroes and Jews », op. cit..
11Mathieu Rigouste, « De la contre-insurrection au système sécuritaire », in Elsa Dorlin (dir.), Guadeloupe, Mai 67 : massacrer et laisser mourir, Libertalia, 2023.
12Raymond Gama, Jean-Pierre Sainton, Mé 67 : mémoire d’un événement, Lespwisavann, 2011.
13« Les violentes manifestations de Pointe-à-Pitre témoignent d’un malaise social à la Guadeloupe », Le Monde, 30 mai 1967
14Paraska Tolan-Szkinilk, Maghreb noir : Rabat, Alger et Tunis dans les luttes panafricaines, Ròt-Bò-Krik, 2025.
15Daniel Boukman, Chants pour hâter la mort du temps des Orphée ou Madinina île esclave..., P. J. Oswald, 1967.
16LeRoi Jones, « Black People ! », Evergreen Review, n° 50, décembre 1967, p. 49.
17Harold Cruse « Negroes and Jews–The Two Nationalisms and the Block(ed) Plurality », in The Crisis of the Negro Intellectual, NYRB Classics, 2005.
18SNCC, « The Middle-East Crisis », 15 août 1967
19DC, « Zionism (Kosher Nationalism) Imperialism = Fascism », The Black Panther – Black Community News Service, vol. 4, n° 5, 23 janvier 1970, p. 17.
20Harold Cruse « Negroes and Jews », op. cit..