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Louisa Yousfi. « Il faut investir un peu de notre part dans l’histoire »

Entretien · Dans son nouveau livre, La Grande Méthode, paru en février, la militante s’interroge sur la nostalgie qui tiraille les post-colonisés. Elle propose des pistes de réflexion et de réconciliation, notamment avec le fait religieux. Le tout sur fond d’une grande épopée, celle du rapatriement du corps de son père en Algérie.

Manifestation contre l’extrême droite, le 15 juin 2024, à Paris.
© PIR

« Défaire le désordre du monde. » C’est la tâche que la romancière et philosophe Iris Murdoch assignait à la littérature. Ce travail unique qui consiste, selon elle, à la réorganisation de « cet informe alarmant », Louisa Yousfi semble s’y être attelée aussi. Nous l’avions quittée après un essai crâne publié en 2022, Rester barbare (La Fabrique). Reprenant à son compte « la barbarie » de l’écrivain algérien Kateb Yacine, elle proposait alors un retournement du stigmate, faisant du barbare décrié1 une persistante figure du questionnement et du refus que les descendants de l’immigration en France étaient invités à revendiquer.

Nous retrouvons la militante décoloniale de 38 ans, dont la pensée politique s’est forgée dans le sillage des Indigènes de la République2, pour La Grande Méthode (La Fabrique, 2026), un récit intime qui vient interroger la mort, l’identité, l’exil. À partir de là, l’autrice brosse, en une vingtaine de chapitres polyphoniques, une grande toile où la politique, le sacré et la littérature se mêlent. L’Algérie ; la colonisation ; l’immigration ; la langue reçue, le français ; celle qui lui échappe, l’arabe.

Le propos liminaire est simple. Une famille d’origine algérienne rapatrie le corps du père sur la terre natale. S’ensuivent ces gestes et ces décisions pris dans la précipitation du deuil. Mais chacun devient alors une épopée. Le passage obligé par le consulat algérien, où chaque fonctionnaire incarne un gardien du temple qui contrôle la pureté de ceux qui veulent entrer sur le territoire. Le vol de rapatriement du corps du défunt donne lieu à une sentencieuse mise en garde de la part de l’hôtesse de l’air, transformée à son tour en prêtresse aérienne. Sur le sol algérien, le choc est là. Les enfants du défunt, les « z’immigrés » comme on dit là-bas, rencontrent une part inconnue d’eux-mêmes. Dans ce « bled » mythifié par les descendants de l’immigration, leur spleen est accueilli avec incompréhension, sinon avec ironie.

L’entremêlement de deux mondes, l’algérien et le français, de deux parcours, l’exil et l’enracinement, de deux histoires, l’algérienne et la française, impose un tempo dual à un livre qui est aussi un hommage à l’oralité. Restent les questions pour lesquelles les réponses planent comme un vol d’oiseaux, jamais définitives, jamais arrêtées. Comment raconter l’histoire d’un père qui ne l’a pas transmise ? Comment parler une langue qu’on n’a pas apprise ? Comment être droit face à une épopée, celle de la guerre de libération algérienne, qui libère autant qu’elle écrase ? « Pourquoi tu crois que moi, j’ai cherché partout ailleurs à être à la hauteur, sauf devant vous ? Que j’ai cherché dans les livres, dans la politique, dans tous les autres espaces possibles, à toucher la vérité que j’avais pourtant là sous mes yeux ? », écrit-elle à sa mère.

La réponse ultime à ces questionnements surprend. Militante décoloniale affirmée, l’autrice quitte la seule rationalité politique pour plonger dans la transcendance, voire le mystère revendiqué. Dans un geste de retournement qui peut désorienter, elle n’offre plus aucune réponse définitive, comme pour son premier essai très politique. Elle en appelle plutôt à l’ineffable, qui opère quand le langage perd sa capacité à dire le trop-plein de ces questionnements.

« Le désir de travailler à partir de grands tableaux »

Hassina Mechaï : Je voudrais commencer par la forme de votre livre. Même si le récit impose une linéarité, le découpage en chapitres quasi indépendants, à la forme et au style différents, en font un livre en constantes bifurcations. Pourquoi ce choix formel ?

Louisa Yousfi : Plutôt que de parler de choix, j’évoquerais une pratique. Cette forme est advenue au moment de l’écriture, je n’avais pas d’ambition formelle avant. Mais au moment d’écrire s’est imposé à moi le désir, voire le besoin, de travailler à partir de grands tableaux. Je ne savais pas encore ce qui allait les lier les uns aux autres. Il a fallu faire un travail de montage. Ce livre est au fond plus composé qu’écrit. Poser tel chapitre à côté de tel autre est devenu évident.

Ces grands tableaux sont eux-mêmes porteurs de trois dimensions, ou de trois formes. Le récit, tout d’abord, qui est le fil directeur le plus évident. Je raconte le rapatriement du corps de mon père en Algérie. Dans un second temps, je m’écarte de ce récit-témoignage pour une « vision » propice au jeu de l’interprétation multiple, sans doute aussi pour le protéger des regards intrusifs. Je ne voulais pas d’un effet d’exhibition. J’avais besoin de respecter la pudeur des mondes qui m’ont faite. Dans ce monde, il est des choses qu’on n’exhibe pas, ce qui est de l’ordre du sacré.

Enfin, la troisième forme est celle d’un dialogue entre un maître et son disciple. Une forme de relation que j’avais à cœur d’écrire car elle permet une hauteur spéculative. Elle permet aussi d’introduire la métaphysique, la religion, la spiritualité. Autant de dimensions que j’avais mises de côté dans mon parcours de militante décoloniale, qui s’inscrit notamment dans le matérialisme historique3.

Hassina Mechaï : On observe effectivement une multiplication des archétypes : maître et disciple, mais aussi l’épopée, l’épreuve, le passage étroit, le retour semé d’embûches vers une terre mythique, le secret…

Louisa Yousfi.
Louisa Yousfi.
© DR

Louisa Yousfi : Je voulais faire un livre mythologique, mais avec une mythologie intime que je pense être partagée par un certain nombre de gens qui sont dans ma condition [de descendante de l’immigration]. Cela ne nous est pas propre. L’être humain a besoin de grands récits. Nous sommes issus de la dépossession. Peu de choses nous restent. Nous avons un rapport très fragmenté avec le pays, la religion et la langue de nos parents. Tout y est un peu bancal. D’où ce désir de réancrage dans une grande histoire. Je crois également que la mythologie protège car elle se dérobe constamment à une capture du sens. On revient toujours aux mythes, et ils ne sont jamais épuisés.

Mais ma mythologie ne comporte aucune domination par le savoir, ni aucun effet de pouvoir et de stagnation. Par exemple, je n’épargne pas la narratrice et sa quête du sens de sa vie et de son identité. Elle se raconte une mythologie pour y arriver – que ce soit la langue arabe, l’Algérie, la Palestine, l’islam –, mais chaque fois qu’elle pense avoir atteint son but, celui-ci se dérobe. Cette quête doit rester inachevée. C’est là sa force et son mérite, car elle nous garde vivants et en marche.

« Dans certaines luttes décoloniales, le religieux a été rassembleur »

Hassina Mechaï : Comment inscrire cette ligne en constantes bifurcations dans la politique, alors que celle-ci a besoin de prévoir et de certitudes ?

Louisa Yousfi : Il faut fabriquer. C’est un droit que je m’arroge, car la littérature permet tout. Oui, je suis une militante décoloniale. Mais la ligne décoloniale est aussi en constante évolution. Elle ne doit pas économiser l’effort d’être en permanence à l’affût. Rien ne peut constituer un refuge. ll faut même refuser ce désir du refuge. Il faut passer son temps à marcher.

De plus, la pensée décoloniale à laquelle j’appartiens est en train d’initier un nouveau champ de recherche stratégique : nous tentons de penser le fait religieux autrement que comme un fait d’aliénation. C’est évidemment compliqué, parce que, en France, une telle quête nous fait tout de suite basculer dans le champ fortement criminalisé de l’islamisme politique et du séparatisme. Aujourd’hui, on risque gros pour oser penser des choses pareilles, surtout depuis que la laïcité est instrumentalisée et est devenue une police des âmes, laquelle plonge dans la généalogie coloniale. Notre démarche n’a rien de contradictoire avec le matérialisme historique dont je suis aussi issue.

Je pense que les êtres humains sont portés par autre chose que les moyens de production. Ils ont un esprit et même probablement une âme. Ce n’est pas rien. Le fait religieux est aussi l’endroit, possiblement, d’une émancipation et d’une dignité. Voilà pourquoi ce référent est si décrié, notamment quand il s’agit de l’islam. Dans certaines luttes décoloniales, le religieux a été rassembleur. Il faut savoir accueillir cela, lui donner sa place, y imprimer une réflexion. Je suis tout autant adossée à cette pensée, même si elle est encore en chantier.

Hassina Mechaï : Votre précédent ouvrage, Rester barbare, était un essai qui invitait à penser en posant un état des lieux. Le lecteur est appelé dans ce nouveau livre à devenir un être croyant. Vous semblez revendiquer le verbe « croire » de façon très nette…

Louisa Yousfi : Oui, absolument. Je suis une militante décoloniale qui s’inscrit dans une famille politique. M’engager m’a permis de comprendre ce qu’est le racisme et la colonisation. Cette formation m’a fourni des armes, des outils de pure compréhension. Tout cela, je le mets au crédit de cet engagement. Mais, et je pense que cette nuance est partagée par de nombreux militants, je sentais bien que tous les textes d’analyse théorique qu’on produisait ne suffisaient pas. Des dimensions m’échappaient encore car elles ne sont pas accessibles avec la pure connaissance théorique.

Oui, la colonisation est une catastrophe et elle produit une succession de catastrophes qui ne s’arrêtent pas. Mais qu’est-ce que ce « truc » qui nous hante encore ? Quelle est cette nostalgie sans objet ? Une nostalgie de quelque chose qu’on n’a pas vu, qu’on n’a pas vécu. Que sont ces choses dont nous avons été dépossédés alors même que nous ne les avons jamais eues ? Nous vivons comme avec un membre fantôme, on porte le mal d’un pays qui nous manque et qui nous est pourtant inconnu. Je ne dis pas qu’il faudrait retrouver une identité perdue. Non. Mais il faut quand même accepter que ce sentiment est là.

Hassina Mechaï : Comment traduire cela sur le plan politique sans tomber aussitôt dans l’accusation d’être des réactionnaires et de mythifier le réel ?

Louisa Yousfi : Seule la littérature le permet, car c’est un autre régime de vérité où tout cela fait sens. Un endroit où on a tous les droits. Il nous faut alors aller explorer ce que « ça » nous raconte. J’ai puisé dans le concept d’« imaginal » qu’on doit au philosophe et orientaliste Henry Corbin, l’outil nécessaire pour raconter cet espace, qui n’est ni l’imaginaire, ni la rationalité, mais précisément un endroit médiane qui permet de les lier. Corbin estime que l’Occident a perdu cette imagination active. Selon lui, ce n’est pas parce que ça n’existe pas dans le monde physique et matériel que ça n’existe pas quelque part ailleurs. La littérature est un espace qui permet de tout réconcilier en activant une pensée initiatique qui nous met constamment au contact du monde et de sa sensibilité.

« Nous sommes fabriqués, mais nous avons redressé le bancal »

Hassina Mechaï : La littérature est-elle le seul lieu de cette réconciliation ? Comment rendre active, sinon effective, la métaphysique ?

Louisa Yousfi : Avec cette transcendance, qu’en tant que descendants de l’immigration on a appris à « mépriser ». Les grandes hauteurs de vue, la spiritualité, la religion, sont trop souvent considérées comme de l’enfantillage. Une forme d’idéalisme, au mieux, très vite associée à l’obscurantisme s’il s’agit d’islam. En cela, je voulais me soustraire du régime de la rationalité triomphante qui est celle dans laquelle j’ai baigné et qui empêche aussi de rendre compte de l’importance et de la véracité de nos liens avec les mondes invisibles, avec les morts et avec la question de Dieu. La dialectique du maître et du disciple permettait justement de donner à voir une transmission, un héritage, une filiation. Ce dialogue transmet un savoir qui n’est pas dans une pure verticalité. En cela, la métaphysique traduit la nécessité pour moi de ne plus être clouée au sol.

Quant à la littérature, elle permet d’accéder à des régions inaccessibles de notre être, lequel est quand même plus ample que la seule dimension matérielle. Dans Rester barbare, j’ai évoqué ces nœuds persistants dans la conscience des post-colonisés. Dans La Grande Méthode, je pose que ces mêmes nœuds échappent aussi à toute entreprise de clarification nette ou de fixation du sens. Ce sont des images qui nous hantent, comme des fantômes, mais ce sont aussi de grandes images, ou encore de grandes questions. C’est cette grande histoire, cette grande aventure qu’il y a à l’intérieur de nos vies diasporiques que je voulais raconter.

Puis, je refuse le piège du seul regard sociologique ou celui des sciences sociales pour raconter nos vies diasporiques. Au cœur de cette histoire toute simple, le rapatriement du corps, qu’on pourrait raconter à hauteur de guichet, se joue quelque chose de beaucoup plus large, comme une épopée ou une grande traversée.

Hassina Mechaï : Enfants issus de l’immigration, sommes-nous toujours condamnés au manque, à l’incomplétude ?

Louisa Yousfi : Nous sommes fabriqués. Mais nous avons aussi fabriqué, rafistolé, redressé le bancal. Oui, nous avons un rapport jugé bruyant à la religion, à la langue, ou encore à la connaissance. Nous avons entendu parler d’autre chose et, cet espace, nous le réinvestissons. Certes, il reste des incohérences, l’importance par exemple que peut avoir pour nous le pays d’origine tout en n’y allant jamais ou si peu. Mais là encore, c’est à cet endroit qu’il nous faut chercher le sens et construire. Car il y a là la possibilité d’un ancrage et d’une ouverture. Tout à la fois.

Tout cela constitue les contours d’un « nous », d’un peuple. Si je dis cela, c’est aussi pour conjurer d’autres désirs d’appartenance, comme celui auquel nous sommes invités, l’« intégrationnisme » républicain. À partir de cette non-appartenance, se trouve aussi notre appartenance. Je dis « tu appartiens déjà ». Je dis, « il y a déjà quelque chose de digne à l’endroit où tu es. Tu es déjà digne. Il y a déjà une identité digne que tu peux porter ».

« On va devoir traverser cet hiver qui arrive »

Hassina Mechaï : Ce livre est-il aussi une façon d’offrir à ce « nous », ce peuple, ce grand récit qui est aussi une praxis ?

Louisa Yousfi : J’écris surtout avec la menace du fascisme qui arrive. L’écriture est aussi un moyen de constituer comme une armée qui va devoir affronter des épreuves. Pour les affronter, il faut se savoir pas seul, savoir qu’on appartient déjà à une force, à un peuple qui est là et qui va être éprouvé. Mais être éprouvé, c’est aussi être aimé de Dieu. En tout cas, c’est être celui identifié par Dieu comme celui qui est en capacité d’être éprouvé. C’est aussi un livre qui veut dire qu’on va y arriver. On va devoir traverser cet hiver qui arrive. Il faut le vivre ainsi, comme une grande épreuve qui nous arrive à notre tour. Mais ce récit et cette épreuve ne sont pas du domaine de la passion triste. C’est l’endroit qui nous oblige à nous mettre au travail. C’est presque une chance. C’est presque notre chance.

Je ne suis pas en train d’élaborer un programme politique en prétendant que nous allons faire la révolution. Mais ce livre est une proposition esthétique qui nous permet de traverser comme d’être traversés par des sentiments de gloire, de courage, de vaillance. Il faut qu’à la fin on se sente à la fois un peu réconciliés et consolés, prêts à investir un peu de notre part dans l’histoire.

Hassina Mechaï : À propos de fascisme, ce « peuple » issu de l’immigration fait-il figure de vigie ou de canaris dans la mine ? Sont-ils ceux qui sentent venir le grand souffle avant les autres ?

Louisa Yousfi : Les descendants de l’immigration sont de plus en plus l’objet de politiques d’exclusion et de criminalisation. L’islamophobie, depuis quelques années, est devenue un système de gouvernance. La question anti-impérialiste est cadenassée, les champs de l’existence musulmane en France le sont tout autant. Comment se dire solidaire des luttes, notamment en Palestine, sans risquer la prison ? Ce goulet s’est resserré à notre endroit. Nous sommes dans un étau, avec de moins en moins la possibilité d’être des musulmans ou d’être solidaires des pays du Sud. Je vois bien comment, en dix ans, il y a de moins en moins de mots autorisés. Il devient de plus en plus difficile de soutenir des camarades qui sont allés un peu plus loin. Parce que si on les soutient, on risque de tomber aussi. C’est d’une grande et immense violence pour les militants que nous sommes.

Oui, en tant qu’arabe, musulman, nous sommes devenus la cible prioritaire du fascisme. Pourtant, il reste une volonté institutionnelle de nous récupérer encore et de nous intégrer. Mais à la condition qu’on accepte tous leurs compromis. Dans cet agenda toujours plus raciste et nationaliste, le marché est qu’il nous faut aller toujours plus loin dans ces compromis pour être des Arabes acceptés et acceptables.

La particularité du fascisme en France est qu’il se pare des atours du progressisme. Pour que nos droits soient préservés, il nous faut accepter que tout autour de ces droits seront érigés des barbelés mortels pour d’autres. On sera acceptés mais les autres vont tous mourir autour de nous, comme les exilés et leurs enfants. On va les interner dans des camps à l’extérieur des frontières européennes. Là est la barbarie. Mais c’est la garantie que nous continuons notre petite vie tranquille.

La question décoloniale oblige à rester connecté à la violence de l’Occident, du monde. Nous, on la voit. Elle nous tient éveillés. Elle nous empêche de céder complètement. C’est cela qui nous retient au bord du gouffre.

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1Récemment encore, en juin 2025, Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, avait qualifié de «  barbares  » les auteurs de violences dans les rues de Paris après la victoire du PSG en Ligue des champions. Lire notamment Ilyes Ramdani, «  Après la victoire du PSG, Retailleau cible les «  barbares  » : escalade verbale, arrière-goût colonial  », Mediapart, 2 juin 2025.

2Mouvement politique apparu en 2005 à la suite d’un appel, devenu le Parti des indigènes de la République (PIR) en 2010, antiraciste et décolonial.

4Récemment encore, en juin 2025, Bruno Retailleau, alors ministre de l’Intérieur, avait qualifié de «  barbares  » les auteurs de violences dans les rues de Paris après la victoire du PSG en Ligue des champions. Lire notamment Ilyes Ramdani, «  Après la victoire du PSG, Retailleau cible les «  barbares  » : escalade verbale, arrière-goût colonial  », Mediapart, 2 juin 2025.

5Mouvement politique apparu en 2005 à la suite d’un appel, devenu le Parti des indigènes de la République (PIR) en 2010, antiraciste et décolonial.