
Gildas Ngomba garde une profonde amertume des évènements du 31 août 2016 à Libreville : la France « avait décidé cette année-là de la jouer silencieuse, d’observer, de laisser faire… malgré le peuple dehors », dit-il. Il y a dix ans, le Gabon connaissait l’un des épisodes les plus sombres de son histoire, et l’attitude de la France, alors dirigée par le socialiste François Hollande, pose encore question aujourd’hui.
Ce jour-là, les résultats de l’élection présidentielle du 27 août, annoncés par le ministère de l’Intérieur, donnent vainqueur le président sortant Ali Bongo avec 49,80 % des voix, contre 48,23 % pour son principal opposant, Jean Ping. Cette victoire, obtenue dans un mouchoir de poche, est contestée par l’opposition. Cette dernière mobilise ses partisans. Le régime Bongo vacille et déclenche une répression féroce pour se maintenir au pouvoir.
De nombreux manifestants se rabattent alors au QG de Jean Ping. Le bâtiment de cinq étages est situé en bord de mer, proche du camp militaire français où sont stationnés entre 300 et 400 soldats. Plusieurs personnalités, comme les politiciens Zacharie Myboto, Bertrand Zibi, René Ndemezo Obiang, sont à l’intérieur du QG, contrairement à Jean Ping, qui a quitté les lieux. Les premiers blessés y sont pris en charge. Au milieu de la nuit, les forces de l’ordre défoncent les portes. Rapidement, les partisans de Jean Ping entendent le « tac tac » des pales d’un hélicoptère et sont éblouis par sa torche aveuglante. Des tirs à bout portant sur le bâtiment brisent les vitres, perforent les murs et font de nombreuses victimes. « Quand j’ai vu les gens commencer à tomber, j’étais incrédule. Tuer des gens dans une concession privée parce qu’on a voté contre.... c’était incroyable. On n’aurait jamais imaginé cela », se souvient Blanche Simonny-Abegue, qui faisait partie de l’équipe de communication de Jean Ping et qui est aujourd’hui coordinatrice de la branche gabonaise de la coalition Tournons la Page.
Au petit matin du 1er septembre, les assaillants, identifiés comme appartenant à la Garde républicaine (GR), débarrassent les lieux. Après le lever du soleil, la gendarmerie embarque les survivants dans des camions. Des dizaines de personnes sont placées en garde à vue. Plusieurs d’entre elles, dont certaines interrogées par Afrique XXI, disent avoir été victimes de détention abusive et de tortures, ce que confirme Emmanuel Altit, l’un des avocats des victimes. Selon plusieurs organisations de la société civile, le nombre de victimes serait d’au moins trente. Les noms de ces « martyrs » apparaissent à chaque commémoration du 31 août, jusque sur les tee-shirts des participants.
Un soutien historique aux Bongo
Depuis l’accession au pouvoir d’Omar, en 1967, la France entretient des liens étroits avec la famille Bongo, devenue un pilier de la Françafrique. En 2008, le président Nicolas Sarkozy se rend sur place pour les obsèques du patriarche, un symbole fort pour son fils Ali, qui s’apprête à prendre les rênes du pays.
En 2016, au moment des élections, le socialiste François Hollande est au pouvoir depuis plus de quatre ans, et l’attitude de Paris semble plus ambiguë : si elle fait plusieurs déclarations qui jettent le doute sur la fiabilité du scrutin, elle va finalement s’accommoder de la victoire contestée d’Ali Bongo et passer sous silence la répression.
Le 1er septembre, lors de la Conférence des ambassadeurs à Paris, au lendemain de l’attaque contre le QG de Jean Ping, Jean-Marc Ayrault, ministre des Affaires étrangères, estime devant la presse que « un doute s’est installé » quant à la fiabilité du scrutin1. Le 28 août 2016, le Parti socialiste déclare2 : « Voilà plus d’un demi-siècle que la famille Bongo gouverne le Gabon. Une alternance serait signe de bonne volonté et un exemple. » Durant les manifestations, l’ambassade de France va aider des personnes en danger, leur offrant une protection ou les aidant à sortir du pays, rappellent plusieurs témoins, dont le député Jean Gaspard Ntoutoume Ayi.
Celui-ci, opposant à Ali Bongo en 2016, rappelle que « la France considérait qu’il s’agissait d’une crise gabono-gabonaise et a laissé l’Union européenne faire ». Cette position est défendue par Jean-Marc Ayrault. Il affirme, toujours le 1er septembre, que « c’est une affaire interne gabonaise », écartant toute intervention de la France.
La position « schizophrénique » de François Hollande
Le 24 septembre 2016, la Cour constitutionnelle valide la réélection d’Ali Bongo et revoit légèrement les chiffres à 50,66 % contre 47,24 %. Paris s’accommode finalement de ces résultats contestés (y compris par les observateurs européens qui ont dénoncé un manque de transparence et des « anomalies3 ») et n’impose aucune sanction à la suite du massacre du 31 août. Sa position ne changera pas, même face aux pressions de l’Union européenne qui lui demande, un an plus tard (Emmanuel Macron vient de succéder à François Hollande), de « peser de tout son poids politique et économique sur le gouvernement gabonais […] en raison de ses liens historiques forts avec le Gabon4 ». Cette incohérence est relevée par le chercheur Matthieu Fau-Nougaret, interrogé en 2017 par la chaîne Public Sénat5 sur la politique africaine de François Hollande. Il estime que le mandat de celui-ci a été marqué par un positionnement « schizophrénique ».
Afrique XXI n’a pas réussi à joindre l’ancien ambassadeur Dominique Renaux, mais des diplomates se souviennent d’une période très « intense ». Le premier conseiller, Hugues Nordi, est même menacé de mort dans un journal satirique, qui l’accuse de préparer un coup d’État avec Jean Ping6. Un haut fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères assure que « au Quai d’Orsay, on penchait plutôt pour la transparence des urnes, qui aurait pu mettre Jean Ping au pouvoir ». Une position que la déclaration du 1er septembre de Jean-Marc Ayrault semble confirmer. Ce jour-là, celui-ci demande en effet à ce que « les résultats des élections soient données bureau par bureau » car, insiste-t-il, « les résultats de ce vote doivent être parfaitement clairs et transparents ».
Mais notre interlocuteur affirme également qu’il entendait que « les services de renseignement voulaient le statu quo, donc plutôt Ali Bongo ». Ce sera la ligne retenue de facto par l’Élysée. Dans une interview accordée au Monde en novembre 20167, Jean Ping accuse Paris d’avoir tout simplement « torpillé la position de l’Europe sur les résultats de l’élection ».
Une chose est certaine, lors de l’assaut contre le siège de l’opposant, sous les yeux des militaires français, la France reste impassible.
« Paris ne pouvait ignorer les préparatifs »
Jean-Yves Le Drian, l’homme des opérations militaires au Sahel (Serval, en 2013, devenue ensuite Barkhane jusqu’à la fin de l’opération en 2022), est à la tête du ministère de la Défense. En 2013, il s’est appuyé sur Ali Bongo8 et sur les Éléments français au Gabon (EFG) pour intervenir en Centrafrique après la chute de François Bozizé. Plus tard, en 2019, après l’accident vasculaire cérébral du président gabonais, il avait défendu le régime devant l’Assemblée nationale française9, tandis que l’opposition (de plus en plus soutenue par une opinion défavorable au clan Bongo) l’accusait de ne plus être en capacité de gouverner et réclamait des élections anticipées. Pendant le mandat de François Hollande, Jean-Yves Le Drian avait pris une telle importance sur les questions africaines que « pour beaucoup de chefs d’État africains, qui voit Le Drian voit Hollande », confiait un diplomate à Libération, en 2015.
Les victimes du 31 août 2016 reprochent aujourd’hui à la France ce non-interventionnisme. Pour Emmanuel Altit, l’avocat qui avait déposé devant le procureur de la Cour pénale internationale (CPI), en décembre 2016, un dossier au nom de Jean Ping, de responsables de la société civile gabonaise et de victimes de la répression, « les autorités françaises ne pouvaient ignorer les préparatifs et l’attaque et du QG de Jean Ping […]. Les Gabonais ne pouvaient pas échapper au système d’écoute français ». En d’autres termes : une intervention de la France aurait-elle pu éviter un massacre ? La procédure devant la CPI, elle, n’a pas abouti à l’ouverture d’une enquête.
Plusieurs témoignages accusent par ailleurs des Français d’avoir été directement ou indirectement impliqués dans l’attaque du QG de l’opposant. Interrogés par Afrique XXI, ils affirment que le pilote de l’hélicoptère était un homme « blanc ». Ce qui, en soit, ne constitue pas une nationalité. Mais les appareils de la Garde républicaine (GR) sont effectivement pilotés de temps à autres par des anciens officiers français travaillant pour le Gabon, selon des sources diverses (membres de la GR, techniciens…) interrogés à l’époque. D’autres (il s’agit parfois des mêmes personnes qui ont vu le pilote) disent avoir reconnu des accents français parmi les militaires qui ont donné l’assaut. « Je vis et travaille avec des Français, je connais très bien la différence entre les accents et là, pendant l’attaque du QG, j’ai clairement entendu des personnes de France », témoigne Blanche Simonny Abegue. « Je les ai entendus dire à un moment : ‘’On est venu vous sécuriser…’’. »
D’ex militaires français au service de la Garde républicaine
Entre 2016 et 2018, des plaintes sont déposées en France par des victimes. Afrique XXI a pu en consulter certaines dans lesquelles apparaissent les noms de plusieurs ressortissants français (ils sont présumés innocents) : « Alain Grandjean », désigné dans le document comme « numéro deux du renseignement gabonais » qui « commandait les unités de la Garde républicaine gabonaise et était à bord de l’hélicoptère durant l’assaut » ; « Stéphane Chiron », identifié comme « conseiller au ministère de la Défense gabonais » qui « codirigeait le PC-Crise » et qui aurait assisté à certains interrogatoires ; « Géorgie Christine », « membre de la sécurité présidentielle » qui « dirigeait le commando des 20 agents qui ont attaqué le quartier général de Monsieur Jean Ping » ; « Jacques Tropin » et « Franck Couedel ». Le statut de ces militaires (ou ex-militaires) français reste incertain. Des recherches en ligne permettent d’établir que Christine, Tropin et Grandjean ont été au service
de l’État gabonais, au sein de la Garde républicaine, après avoir quitté la légion étrangère ou l’armée10. Le statut et la présence à Libreville au moment des faits d’un certain « Franck Couedel » n’ont pu être vérifiés. La plainte mentionne également Frédéric Bongo. Le demi-frère d’Ali Bongo est franco-gabonais, et il était le directeur des services spéciaux, le puissant service de renseignement de la présidence.
Dans un courrier envoyé à François Hollande11 fin 2016, des Gabonais de la diaspora demandent au président français qu’une enquête soit menée pour déterminer la responsabilité de deux officiers, dont Stéphane Chiron. Interrogé sur le statut de ces militaires au moment des faits, le ministère des Armées indique qu’il ne lui appartient pas de s’exprimer « sur les personnels qui sont ou auraient été sous contrat avec la garde républicaine gabonaise ».
En 2017, une enquête est ouverte, et le juge d’instruction finit par retenir, en juin, la qualification de « crime contre l’humanité ». Les investigations portant sur des faits « d’arrestation et détention arbitraire en bande organisée, torture et actes de barbarie en bande organisée, tentative d’assassinat et crimes contre l’humanité commis au Gabon durant la crise post-électorale de 2016 » sont confiées à l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine (OCLCH).
En juillet 2020, l’OCLCH demande au Quai d’Orsay l’ensemble de ses documents sur la crise post-électorale gabonaise, et notamment ses échanges avec l’ambassade de France. Mais, sur les 315 disponibles, seuls 35 sont transmis à l’OCLCH, a révélé le journal Marianne en mars 202612. En 2024, un haut fonctionnaire du Quai d’Orsay dénonce cette entrave et fait un signalement au parquet. Contacté par Afrique XXI, il explique l’avoir fait pour « refus de transmission » dans le cadre de l’article 40 du Code de procédure pénale permettant à tout fonctionnaire ayant connaissance d’un délit de le signaler au procureur de la République.
Oligui Nguema peu pressé de rendre la justice
Des documents internes mettent en cause le rôle de Christophe Bigot, directeur Afrique au Quai d’Orsay, et de Nicolas Roche, directeur de cabinet du ministre Jean-Yves Le Drian, dans la sélection des pièces transmises aux enquêteurs. Dans un mail consulté par Afrique XXI, Christophe Bigot indique à son équipe que les documents à transmettre ne doivent concerner que les victimes françaises. Une « interprétation », dénonce le haut fonctionnaire, qui regrette aussi, dans son signalement au parquet, des « pressions » internes « pour limiter la portée des documents à transmettre ». Le Quai d’Orsay renvoie finalement une deuxième vague de documents, avec 81 papiers cette fois-ci...
Christophe Bigot affirme à Afrique XXI que « tout cela s’est fait dans les règles ». Selon lui, « il appartient au ministère des Affaires étrangères de rechercher parmi tous les documents disponibles ceux qui répondent aux demandes de la justice ». Et de conclure que « le choix s’effectue sur la base de tous les avis recueillis et après arbitrage, selon les procédures en vigueur ».
Le ministère des Affaires étrangères explique de son côté qu’il « ne commente pas une enquête judiciaire actuellement en cours [l’enquête de l’OCLCH est toujours en cours, NDLR] et collabore pleinement avec les autorités judiciaires pour lui fournir toute information requise, en répondant aux réquisitions, comme il y est tenu ».
Au Gabon, certains se battent toujours pour que les morts de 2016 soient honorés et pour dépasser leurs propres traumatismes. C’est le cas d’Aïcha Tsoumbou, qui a fondé l’Association Réconciliation. Mais cette ancienne infirmière, qui était présente au QG le 31 août 2016, reçoit régulièrement des menaces et s’est fait interpeller plusieurs fois13. Visiblement, le nouveau pouvoir gabonais, en place depuis le coup d’État d’août 2023, ne souhaite pas rouvrir ce dossier : l’actuel président, Brice Oligui Nguema, est lui-même issu de la Garde républicaine, entité qui a lourdement contribué aux massacres.
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1« Gabon. La France demande des résultats bureau par bureau », Reuters, 1er septembre 2016, lu sur Impact SN.
2« Élection présidentielle au Gabon : le Parti socialiste espère que la démocratie l’emportera », Parti socialiste, 28 août 2016, à retrouver ici.
3Action extérieure de l’Union européenne, « La Mission a présenté sa Déclaration préliminaire à Libreville », 30 août 2016.
4« Résolution du Parlement européen du 14 septembre 2017 sur la répression de l’opposition au Gabon (2017/2830(RSP) », 14 septembre 2017, à retrouver ici.
5Marie Wolfrom, « Hollande et l’Afrique : des guerres et la fin d’une certaine Françafrique », Public Sénat, 12 janvier 2017.
6Africa Intelligence, « Hugues Nordi en crise - diplomatique - avec Libreville », 2 janvier 2016.
7Christophe Châtelot, « Jean Ping : “Les Français ont torpillé la position de l’Europe sur les résultats de l’élection” », Le Monde, 9 novembre 2016.
8« Gabon : Jean-Yves Le Drian évoque la Centrafrique avec Ali Bongo », AFP, 22 novembre 2013.
9Selon le site Mondafrique et Africa Radio, les propos du ministre ont été arrangés lors de la retranscription officielle. Selon eux, Jean-Yves Le Drian a dit : « Donc, le président Bongo a été victime d’un AVC, il se remet au Maroc, et on peut espérer qu’il pourra reprendre ses activités normalement. Il a été élu, l’Assemblée nationale a été élue, il y a un gouvernement, les institutions fonctionnent, la réalité est celle-là. » Depuis, la vidéo a été supprimée du site de l’Assemblée nationale. La retranscription officielle ([disponible ici→https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/CRCANR5L15S2019PO59047N051.html]) a été quelque peu allégée : « Nous constatons que les institutions fonctionnent, dans le respect de la Constitution, et c’est l’essentiel. Le Gouvernement gouverne, la nouvelle Assemblée nationale issue des élections législatives a été installée. »
11Griffin Ondo Nzuey, « Violences postélectorales : Deux officiers français mis en cause par le Diagau », Gabon Review », 25 décembre 2016.
12Maël Jouan, « Le Quai d’Orsay a entravé une enquête pour crimes contre l’humanité au Gabon », Marianne, 05 mars 2026.
13Jocksy Andrew Ondo-Louemba, « Gabon, une militante des droits de l’homme battue par les militaires », Mondafrique, 9 2024.
14« Gabon. La France demande des résultats bureau par bureau », Reuters, 1er septembre 2016, lu sur Impact SN.
15« Élection présidentielle au Gabon : le Parti socialiste espère que la démocratie l’emportera », Parti socialiste, 28 août 2016, à retrouver ici.
16Action extérieure de l’Union européenne, « La Mission a présenté sa Déclaration préliminaire à Libreville », 30 août 2016.
17« Résolution du Parlement européen du 14 septembre 2017 sur la répression de l’opposition au Gabon (2017/2830(RSP) », 14 septembre 2017, à retrouver ici.
18Marie Wolfrom, « Hollande et l’Afrique : des guerres et la fin d’une certaine Françafrique », Public Sénat, 12 janvier 2017.
19Africa Intelligence, « Hugues Nordi en crise - diplomatique - avec Libreville », 2 janvier 2016.
20Christophe Châtelot, « Jean Ping : “Les Français ont torpillé la position de l’Europe sur les résultats de l’élection” », Le Monde, 9 novembre 2016.
21« Gabon : Jean-Yves Le Drian évoque la Centrafrique avec Ali Bongo », AFP, 22 novembre 2013.
22Selon le site Mondafrique et Africa Radio, les propos du ministre ont été arrangés lors de la retranscription officielle. Selon eux, Jean-Yves Le Drian a dit : « Donc, le président Bongo a été victime d’un AVC, il se remet au Maroc, et on peut espérer qu’il pourra reprendre ses activités normalement. Il a été élu, l’Assemblée nationale a été élue, il y a un gouvernement, les institutions fonctionnent, la réalité est celle-là. » Depuis, la vidéo a été supprimée du site de l’Assemblée nationale. La retranscription officielle ([disponible ici→https://www.assemblee-nationale.fr/dyn/opendata/CRCANR5L15S2019PO59047N051.html]) a été quelque peu allégée : « Nous constatons que les institutions fonctionnent, dans le respect de la Constitution, et c’est l’essentiel. Le Gouvernement gouverne, la nouvelle Assemblée nationale issue des élections législatives a été installée. »
24Griffin Ondo Nzuey, « Violences postélectorales : Deux officiers français mis en cause par le Diagau », Gabon Review », 25 décembre 2016.
25Maël Jouan, « Le Quai d’Orsay a entravé une enquête pour crimes contre l’humanité au Gabon », Marianne, 05 mars 2026.
26Jocksy Andrew Ondo-Louemba, « Gabon, une militante des droits de l’homme battue par les militaires », Mondafrique, 9 2024.